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La surdité, c'est quoi?

Les otites et autres maladies de l’oreille

Extrait du numéro 186 de la revue Entendre : Les maladies de l’oreille

Alain Jean

En tant que jeunes parents, lorsque nos enfants sont malades, nous sommes souvent aussi vulnérables, sinon plus, qu’eux. L’apprentissage des signes de la maladie ne se fait qu’en passant par l’observation, les lectures et les questionnements. On dit souvent : «Y’a pas de manuel d’instruction qui vient avec les enfants. Si ça existait, on l’aurait !» Ça serait merveilleux, n’est-ce pas ? Comme tous les parents, nous sommes passés par là. Ainsi, on développe un nouveau sens. Surtout la mère. L’instinct maternel est très fort et, plus souvent qu’autrement, juste. Cependant, on ne veut pas aller se pointer aux urgences pour rien.

L’hésitation à consulter

Les attentes interminables, en particulier pour le jeune enfant, ne sont pas de tout repos. De plus, on ne veut pas y aller, de crainte de prendre la place de gens qui ont vraiment besoin de soins ou de se faire dire qu’il a tout simplement des dents qui poussent ou autre chose du genre. Après une période de doutes et d’inquiétudes et aussi quelques discussions avec les préposés d’Info-santé, voilà qu’on se décide.

On explique, tant bien que mal, ce qu’on pense que notre enfant peut avoir. Lorsque le médecin dit : «Vous avez raison, c’est bien une otite.». Un sentiment de fierté nous envahit. HA ! HA ! On l’savait ! Mais ça part vite !

Dans notre cas, notre fils faisait ce que les médecins appelaient des otites silencieuses, c’est-à-dire qu’elles n’étaient pas douloureuses. Contractées par un enfant qui ne se plaint pas trop du mal, les otites sont souvent diagnostiquées tardivement. Chaque fois qu’on a une otite, ça laisse des traces au tympan.

Des soupçons

Lorsque nous avons commencé à croire qu’il pouvait avoir certains problèmes d’ouïe, nous étions loin de penser à la surdité. Nous supposions qu’il avait des bouchons de cire qui bloquaient les conduits auditifs ou quelque chose de semblable et, qu’au pire, il aurait besoin de tubes comme bon nombre d’enfants ont reçus et que tout irait mieux par la suite. De visites en visites, un commentaire commun revient : les tympans sont lézardés de cicatrices. Jusqu’au jour où le chat sort du sac : il est atteint de surdité ! Une claque au visage aurait été plus douce ! Les otites sont souvent des affections pouvant mener à la perte d’audition, comme bien d’autres maladies.

Des maladies de plus en plus présentes

Les maladies de l’oreille sont de plus en plus répandues, pour ne pas dire visibles. Avec l’industrialisation, de nouvelles maladies sont apparues, dues aux bruits excessifs dans les usines.

Les baladeurs et les MP3 sont eux aussi pointés du doigt par plusieurs spécialistes. Personne n’est à l’abri; les troubles vasculaires, les traumatismes crâniens et même les accidents de plongée sous-marine ne sont que quelques exemples pouvant mener à la surdité. Même les fameux «Q-Tips» ont fait l’objet de manchettes, ayant contribué à la mort d’un homme en introduisant des bactéries dans l’oreille interne par le biais d’une infection causée par une otite. Malheureusement, ces maladies demeurent encore trop inconnues de tous ou banalisées.

Les compagnies d’assurances se sont adaptées, elles aussi, à ces changements. De nombreux programmes offrent l’accès aux aides auditives aux personnes atteintes de ces maladies, ce qui m’amène à penser aux différences entre les aides auditives offertes par la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ), la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) et autres.

Pour citer quelqu’un, je dirai que «au Québec, les tiroirs des chambres à coucher entendent mieux que nos enfants», car plusieurs personnes ont reçu leurs aides auditives, mais ne les portent pas ou très peu. Personnellement, je trouve ça dommage, mais c’est ainsi. En terminant, ce numéro vous informera davantage sur le sujet.