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Les modes de communication

Les modes des communication : à vous de choisir

Comment faire le meilleur choix?

Plusieurs critères influencent le mode de communication privilégié dans une famille, dont assurément le degré de surdité et les besoins communicatifs de l’enfant. La surdité, de légère à profonde, aura un impact sur le développement de la parole et du langage.

Choisir la meilleure option pour votre enfant, selon :

  • Son degré de surdité
  • Le type d’appareillage optimal
  • L’accès potentiel au monde sonore et à la parole

Ce choix doit se faire après diagnostic en collaboration avec un professionnel de la santé qui vous guidera et vous suggéra la meilleure option afin d’optimiser le développement du langage de votre enfant. Un « choix » qui n’est pas définitif mais consiste plutôt en un cheminement afin de toujours satisfaire les besoins de communication de l’enfant.

Les modes de communication

Il existe trois modes de communication pour les personnes vivant avec une surdité. Le choix de l’un ou l’autre se fait par les parents à partir de l’information reçue des professionnels et en collaboration avec tous les intervenants actifs auprès de l’enfant selon la progression de ses habiletés de communication. Vous resterez toutefois la première personne à décider de ce choix. N’oubliez pas que ce choix peut être réévalué régulièrement puisque les choix de communication sont évolutifs et qu’ils peuvent se modifier au gré du développement de votre enfant. Ceci implique donc une souplesse d’adaptation constante.

1/ Oralisme

Enfant de parents membres de l'AQEPA

Enfant de parents membres de l’AQEPA

L’oralisme signifie que l’enfant utilise principalement ses restes auditifs pour apprendre à communiquer par la parole. La lecture labiale se développe souvent parallèlement aux habiletés de la parole et du langage. L’enfant apprend à parler principalement à l’aide de son audition, avec le port d’aides auditives ajustées. L’utilisation de stratégies facilitantes (accès à la lecture labiale, gestes naturels, quelques signes) lui permet de mieux communiquer.

Le langage parlé complété (LPC), qui est un code visuel, peut parfois être proposé comme aide à la lecture labiale et contribuer aux apprentissages de certains sons de la parole. Toutefois, certains enfants pourront difficilement fonctionner en oralisme et ce, en fonction, entre autres, de leur degré de surdité, de leurs habilités cognitives, de leur développement et du choix personnel des parents.

2/ Gestuel

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Enfant de parents membres de l’AQEPA

Le langage gestuel est l’utilisation exclusive de signes pour communiquer. L’audition n’est donc pas utilisée dans ce mode de communication. La langue des signes québécoise (LSQ) est la langue utilisée par la majorité des Sourds au Québec. Ceux-ci peuvent dialoguer et bien se comprendre puisque la LSQ est une langue à part entière, possédant sa propre structure grammaticale, son vocabulaire et ses expressions. L’usage des signes s’impose généralement pour l’enfant dont l’accès à la parole est limité. La L.S.Q permet à l’enfant de communiquer efficacement, d’avoir accès à une langue complète et entière.

3/ Communication totale

Enfant de parents membres de l'AQEPA

Enfant de parents membres de l’AQEPA

Cette approche préconise l’utilisation simultanée de la parole et des signes. Cela signifie que l’enfant utilise tous les moyens mis à sa disposition pour l’aider à communiquer. Il utilise ses restes auditifs et, pour accompagner sa parole, il apprend un code gestuel, soit le français signé ou le LSQ/pidgin, qui suit la structure du français. La lecture labiale est également développée.

Le Pidgin est un système linguistique composé de la L.S.Q. et du français.

Le français signé est un système de signes visant à représenter visuellement les mots de la langue française.

 

Source :
Revue Entendre n°211 sur les modes de communication