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Nos grands dossiers

Pour une qualité d'interprétation irréprochable!

L’AQEPA fait partie du Comité  des partenaires sur les dossiers majeurs liés à la surdité. Composé des associations nationales de personnes ayant une incapacité auditive et des Services régionaux d’interprétation visuelle et tactile (SRI), ce comité collabore avec l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ).

Un dossier majeur est celui d’améliorer l’offre, la qualité et la disponibilité des services en interprétation visuelle et tactile.

Ce que l’on défend :

Parce que la plupart des jeunes qui vivent avec une surdité ont besoin de l’aide d’un interprète à l’école,  l’AQEPA souhaite que :

  • L’interprétation scolaire soit offerte à tous les enfants qui en ont besoin, et en tout temps (y compris durant les périodes d’études ou les cours d’éducation physique).
  • L’interprète œuvrant auprès de l’enfant possède une formation adéquate et de qualité.

Quel est le rôle principal d’un interprète?

  • Interpréter simultanément et intégralement le message parlé des enseignants et d’autres personnes (et de l’élève à l’intention de ces mêmes personnes), lors des cours et d’autres activités reliées à la vie éducative.
  • Traduire les éléments linguistiques et extralinguistiques comme l’atmosphère de la classe.
  • Aider l’élève à développer ses compétences communicationnelles et sociales.
  • Apprendre à l’enfant à communiquer adéquatement en la présence d’un interprète.
  • Collaborer avec les autres intervenants qui entourent l’enfant.

Tout ceci en utilisant le mode de communication qui convient à l’enfant et en agissant en tant que modèle linguistique.

Pourtant, des problèmes relatifs à l’écart entre les besoins et les services d’interprétation scolaire ont été mis en lumière par l’OPHQ ainsi que l’AQEPA.

Quelques exemples :

  • Parfois,  le nombre d’heures d’interprétation ne couvre pas la totalité des heures de présence en classe des élèves vivant avec une incapacité auditive (ex : période de bibliothèque, cours d’éducation physique).
  • Il y a une grande variation du niveau de qualification des interprètes scolaires embauchés et des procédures d’évaluation pour l’embauche.

Quelle est la formation donnée aux interprètes?

Il existe un certificat en interprétation visuelle dont la durée d’étude est d’un an. Mais souvent, c’est en côtoyant des personnes sourdes que les interprètes en viennent à la maîtrise de la langue des signes du Québec (LSQ). Les entreprises demandent d’ailleurs aux interprètes de détenir un diplôme d’études collégiales dans n’importe quel domaine, ainsi que d’avoir une certaine connaissance de la langue des signes du Québec. Pour sa part, la formation stricte en LSQ, qui ne couvre pas la traduction, n’offre aucune notion de grammaire.

En milieu scolaire, il se peut que certains interprètes, qui n’ont pas suivi la formation éthique prodiguée dans le cadre du certificat de l’UQAM, n’offrent pas un service adéquat aux enfants en formation, ce qui peut avoir des conséquences négatives pour l’élève.


Le saviez-vous ?

Le programme de certificat en interprétation visuelle de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) est le seul programme officiel de formation d’interprète en LSQ au Québec. Ce programme existe, donc, mais il n’est pas un prérequis pour les interprètes employés par les services d’interprétation visuelle et tactile du Québec (SRI). Il est néanmoins fortement recommandé !

En outre, le cégep du Vieux Montréal offre l’Attestation d’études collégiales en Communication et études sourdes. Ce programme d’études, offert à temps plein, a été mis sur pied pour former des gens capables de communiquer efficacement avec des personnes sourdes ou malentendantes dans le cadre de leurs activités professionnelles. Les diplômés en Communication et études sourdes sont appelés à travailler dans le milieu associatif et communautaire sourd et malentendant. Les emplois sont variés : préposé, commis, chargé de projet, etc. Le programme peut également compléter une autre formation professionnelle afin de communiquer adéquatement avec la population visée : technicien en éducation spécialisée, à l’éducation à l’enfance ou en loisirs, audioprothésiste, orthophoniste, audiologiste, etc. Les diplômés qui démontrent une très bonne maîtrise de la LSQ peuvent s’inscrire à un programme de formation à l’interprétation en langues de signes.

Plus d’informations : Cégep du Vieux Montréal


L’interprétation en milieu scolaire

Au préscolaire, primaire et secondaire :
Au Québec, ce sont les commissions scolaires qui sont responsables des services d’interprétation en milieu scolaire pour le secteur jeune.

Au collégial :
Les services aux cégeps publics et privés subventionnés francophones et anglophones sont assurés, pour l’ensemble de la province, par le Service d’interprétation en langue des signes et en mode oral en enseignement supérieur du Centre collégial de soutien à l’intégration du cégep du Vieux Montréal et du cégep de Ste-Foy. Pour en savoir plus : www.interpretationccsi.quebec

Les étudiants fréquentant des cégeps privés non subventionnés peuvent avoir accès à des allocations via l’Aide financière aux études. Pour en savoir plus : AFE

A l’université :
Certaines universités montréalaises font appel au Centre collégial de soutien à l’intégration du cégep du Vieux Montréal pour les services d’interprétation, les autres gèrent elles-mêmes les services via leur service d’aide aux étudiants handicapés.

Source : Les besoins et les services en interprétation visuelle, Anne Marie Parisot et Suzanne Villeneuve

 

Pour en savoir plus :

Les besoins et les services en interprétation visuelle en langue des signes québécoise

La langue des signes québécoise : des moyens pour améliorer les services offerts aux personnes sourdes gestuelles (Rapport de la table de concertation sur la LSQ en enseignement, 2013)

Rapport sur l’organisation et la gestion des services régionaux d’interprétation visuelle et tactile, (OPHQ, 2012)